Histoires de Femmes

La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle. En Europe et aux États-Unis, elles réclamaient de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

En 1975, lors de l’Année internationale de la femme, l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la Journée internationale des femmes le 8 mars.

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Découvrez les histoires des figures emblématiques du Clermontais

 

Madame de Sorbs :

Elizabeth de Sorbs fut une des dernières comtesses de Paulhan à régner sur la commune au XVIIIeme siècle. Elle vivait dans « le château » de Paulhan (la mairie actuelle), acheta des terrains autour du « château » pour l’embellir d’un magnifique jardin. Cette baronne était dure et orgueilleuse et n’était pas aimée des habitants. Elle était très autoritaire, rendait la justice, s’accaparait tout et le meilleur, ne laissant au peuple que les restes. Pour anecdote, le curé qui était obligé d’attendre son arrivée pour commencer la messe, un jour en a eu assez de l’attendre et commença l’office sans elle. Il fut réprimandé à la fin de la messe et exilé à la chapelle des Crozes à Cabrières.

Elle vivait seule, ayant fait exiler son mari comme gouverneur du fort Saint-Jean de Marseille. Morte en 1783, à 80 an, elle est inhumée dans l’église Sainte Croix, auprès de ses ancêtres les barons de Veyrac.

Marie Sagnier

En 1902, un poète Clermontais a écrit le poème « Clermont s’éveille » qui évoque toutes les tâches occupées par les femmes : vendeuses, ouvrières à l’usine de papier à cigarette, modistes, repasseuses, nourrices, bonnes, cuisinières, saisonnières de travaux agricoles ou encore couturières. Les filles bourgeoises faisaient des études, pour se cultiver. Ce n’est que dans les années 40 que la poursuite des études des femmes s’est répandue. Les employées pouvaient suivre des cours du soir à l’établissement où elles travaillaient.

Une figure de proue de ces « nouvelles femmes » fut Mademoiselle Sagnier, physicienne de formation et première directrice du lycée de Clermont l’Hérault. Décédée en 1996, le lycée le Cep d’or à Clermont l’Hérault vient de changer son nom en Institut Marie Sagnier.

Colette Beauclair

Née Ronzier-Joly, elle a été résistante. Pour eux ne connaissant pas son histoire, son nom évoque un EPHAD ou encore une avenue de la ville. Colette, âgée de 99 ans, a eu une longue vie marquée dès le début par le goût de la liberté. Fin 1943, c’est une jeune femme, gaie et intrépide, qui rejoint le maquis du corps franc Léon. Ce groupe de combattants, dirigé par Henri Glazer, participera à la libération de Montpellier le 30 août 1944. Son rôle d’agent de liaison, fait qu’elle parcourt les routes de la région à bicyclette au péril de sa vie pour transporter armes, papiers, documents, argent… Sa maison (où elle vit avec sa mère) est située à quelques mètres du maquis. Elles y accueillent des résistants, des juifs.

10 novembre 2014, elle déclara par la voix de sa fille « J’ai tout simplement l’impression d’avoir fait mon devoir. »

Philomène de Tricou

Anne Philomène Baumes est un mythe et une référence pour les habitants du Pioch. Elle y vécu pendant près d’un siècle. Elle était ouvrière de fabrique (tisserande), d’abord à Villeneuvette puis à Clermont. Une femme rebelle, qui n’a pas hésité à exprimer « avec son franc-parler », son désaccord lors d’une visite officielle, sur le pont de la Lergue, à Ceyras. Elle était considérée par sa famille comme « une femme au caractère bien trempé, très sollicitée pour des conseils ». Rebelle, mais moderne : « elle a été l’une des premières à porter des sous-vêtements : sortes de culottes fendues, peu répandues chez les vieilles femmes ».

Philomène, figure emblématique du Pioch où elle est décédée à L’aube de son 100e anniversaire.